Depuis quelques temps, il est certain que le PageRank a perdu de sa notoriété pour déterminer le positionnement d'une page sur les résultats de Google. Pourtant, c'est le fondement même du concept de l'algorithme qui a été mis à mal en dévaluant la valeur de la note que Google donne à chaque page de son index. Malheureusement, les webmasters ont abusé du système et Google a été obligé de mettre en sourdine le PageRank pour garder son efficacité dans le tri de pertinence des pages. En effet, le PageRank marchait bien quand les sites tissaient des échanges de liens entre sites de thème similaire ou complémentaire. Cependant, les webmasters font des liens à tort et à travers pour faire gonfler leur PageRank et des pages se trouvent valorisées artificiellement. Les fameux programmes d'échanges de liens (ferme de liens ou links farm) sont l'exemple typique de l'abus, mais on peut même se demander l'interêt de la page d' échange de liens qui figure sur chaque site car le visiteur n'y trouve pas son compte. Vous pouvez également consulter un article de vulgarisation très explicite à propos de la corrélation entre le PageRank et l'algorithme Hilltop.
Il faut savoir que la mise à jour mensuelle de l'index Google, appelée Google dance montre la mise à jour du PageRank et de la commande link: (échantillon de backlinks). Par contre les positions changent tous les jours, en dehors des périodes de Google dance.
Pour simplifier, le PageRank reflète le nombre de backlinks. Ainsi, on peut penser qu'il est tout de même important d'avoir un fort PageRank puisque Google base la pertinence d'une page par rapport aux nombres d'autres pages qui parlent de cette page. Cependant, cela ne se passe plus si simplement car le positionnement n'est plus autant influençé par le PageRank. Il est clair que les liens sont scrupuleusement décortiqués par Google pour en tirer une pertinence maximum et le seul PageRank ne suffit pas à ordonner l'importance d'une page. On peut dire que le codage, le sujet et l'environnement du lien comptent plus que le PageRank.
Par contre, il est toujours vrai qu'un PageRank >5 garanti le passage journalier de Googlebot et facilite ainsi son rafraîchissement dans le cache.
Il ne faut pas mettre le PageRank aux oubliettes car il est toujours utile dans la vie d'un site Internet, mais il faut simplement arrêter de focaliser dessus en attendant la prochaine GoogleDance avec frénésie. Sinon, le PageRank sert toujours de fond de commerce à Google et à de nombreux référenceurs.
Yooda nous éclaire sur l' impact réel du PageRank et démontre simplement que le PageRank n'est plus l'élément clef du positionnement d'une page.
Le PageRank est l'idée que Google se fait de la popularité d'une page web. Il part d'une idée simple : au plus une page web a de liens pointant vers elle, au plus elle doit être populaire ou importante.
Cette "importance" de la page est présentée aux internautes sous forme d'une petite barre verte s'affichant dans la barre d'outil Google, sur une échelle de 1 à 10.
Mais un outil affichant des valeurs entières ne peut pas représenter l'ensemble des nombres réels positifs, c'est tout le problème de la toolbar Google et de son estimation du PageRank.
L'erreur généralisée vient de ces représentations simplistes du PR sur une échelle de 0 à 10.
Il est généralement admis que l'échelle de 0 à 10 représentée par la toolbar est une échelle logarithmique dont on estime la base entre 5 et 8. Ce qui veut dire qu'un PR(n) correspondrait en réalité à un PR(n-1) multiplié par un facteur compris entre 5 et 8...
| La suite de cet article est à prendre avec une "pincée de sel" comme il n'est pas "mathématiquement exact". L'algorithme du Pagerank a délibérément été simplifié à l'extrême pour que cet article soit compréhensible par le plus grand nombre. Le principe expliqué est néanmoins une bonne approximation de la réalité |
Procédons par l'exemple pour mieux comprendre ce qu'affiche en réalité la toolbar.
Considérons pour la suite de cet article qu'un vote correspond à un lien entrant.
En prenant une échelle logarithmique en base 5 et imaginant qu'il suffit d'un " vote " pour obtenir un PR1, il faudrait donc :
| Echelle en base 5 |
| 1 vote pour un PR1 |
| 5 votes pour un PR2 |
| 25 votes pour un PR3 |
| 125 votes pour un PR4 |
| 625 votes pour un PR5 |
| 3125 votes pour un PR6 |
| 15625 votes pour un PR7 |
| 78125 votes pour un PR8 |
| 390625 votes pour un PR9 |
| 1953125 votes pour un PR10 |
Jusque là, rien de très complexe, on multiplie chaque niveau par la valeur de la base (5).
Les chiffres diffèrent bien sûr pour les bases 6, 7, 8 etc... mais restons à notre base 5 pour la suite de l'explication.
La valeur du " vote " correspondant à un backlink dépend à son tour du PageRank de la page qui émet le lien... donc un calcul du PageRank de toutes les pages demande un nombre d'itérations élevé pour converger.
Il est facile d'imaginer qu'un " vote " provenant de la page d'accueil de Microsoft vaut bien plus qu'un vote provenant d'un site perso inconnu de presque tous.
Prenons une page de PR7 affiché, ayant selon notre exemple un potentiel de " vote " au moins égal à 15625.
Selon l'algorithme du PageRank, une page peut redistribuer du PR à hauteur de 85% de son PR propre , soit dans ce cas 13281.25
Si cette page émet 6 votes, chacune des pages liées recevra 1/6 de cette valeur, soit 2213, ou encore suffisament de " votes " pour obtenir un pr5 avec un seul backlink.
Si cette page émet 100 votes, la quantité transférée pour chaque page liée n'est plus que de 132, juste assez pour un "petit" pr4.
Mais en suivant notre échelle en base 5, une page à PR7 affiché représente un pouvoir de vote compris entre 15625 et 78124 votes.
Dans l'exemple qui précède, on a imaginé que la page initiale à PR7 affiché avait un pouvoir de vote "au plancher" (15625) mais il pourrait être bien plus haut, par exemple 60000. C'est ce qu'on pourrait appeller un PR7 "fort".
Soit 60000*0.85 = 51000 " votes " à redistribuer.
Si la page émet 3 votes, cela représente un capital de 17000 pour chacune des pages liées , donc chacune de ces pagee hérite de suffisamment de " votes " pour obtenir à son tour un PR7. Cela commence devenir intéressant, non ?
Certains sites à fort PR, tels que le site de Macromedia, n'hésitent pas à mettre à la une des sites bien moins connus, pour autant que ces derniers proposent des contributions prisées.
Un développeur d'applications qui propose au téléchargement une extension pour Dreamweaver ou Flash, se verra cité comme développeur du mois à la une du site Macromedia, ou en tout cas sur une page à fort PR. Selon la page où le lien est émis, le site lié peut très bien se retrouver avec un PR8.
Il en va de même pour les développeurs Apache ou les contributeurs du W3C, qui ont des liens vers leurs sites au départ de pages à PR8 ou PR9... de quoi faire les choux gras de nombre d'entre-nous.
Vous voulez un PR élevé ? Mettez en libre téléchargement un outil original prisé par la communauté Internet (et prévoyez de la bande passante).
Si vous n'êtes pas développeur d'applications, peut-être êtes vous auteur ? En rédigeant des articles intéressants vous atteindrez les mêmes objectifs.
Chaque site émettant un lien vers votre page de téléchargement ou votre article contribuera à vous propulser au "paradis des PR élevés".
Note : ce site est totalement indépendant de Google
adicie