Naturiste surdoué passioné par l'afrique :
Né en 1902 à Rouen dans une famille unie, Théodore Monod, futur grand naturaliste, fut considéré comme un surdoué par beaucoup de ses professeurs. Passionné par l'Afrique et ses déserts, il passera une grande partie de sa vie à sillonner ces étendues arides à la recherche d'informations scientifiques. Décédé récemment, le legs qu'il a laissé aux générations à venir est inestimable.
Théodore Monod est né en 1902 à Rouen. En 1907, le pasteur Wilfred Monod, son père, est nommé à l'Oratoire du Louvre à Paris. Le jeune Théodore découvre la capitale avec émerveillement, en particulier le Ve arrondissement auquel il vouera une passion toute sa vie. Les promenades en compagnie de sa mère au Jardin des Plantes et son Musée National d'Histoire Naturelle sont peut-être à l'origine de son destin hors du commun. Il dira lui-même de cet endroit magique : « J'y suis entré à l'âge de cinq ans et j'y suis encore ! ».
Avec son frère Samuel, caricaturiste talentueux, il commence à écrire des relations de voyages (dans le Midi de la France en 1916) puis des essais sur les insectes et animaux qu'il découvre.
À quinze ans, il fonde à son adresse la « Société d'Histoire Naturelle » et imprime son premier journal par abonnement (gratuit) dont il envoie même un exemplaire à André Gide, ami de sa famille. Puis, avec la création d'un nouveau journal, le « Martin Pêcheur », il commence l'apprentissage de son métier de naturaliste. C'est à cette époque qu'il ressent une vive passion pour les êtres vivants et la nature. Lors de vacances en famille sur la côte normande, il découvre une autre passion, la mer, qui l'entraînera plus tard dans les fonds marins.
Après son baccalauréat, il doit faire un choix : devenir pasteur comme son père ou préparer une licence de Sciences Naturelles à la Faculté de Théologie Protestante. Pendant deux ans, il suit donc l'enseignement de la Sorbonne, étudiant la zoologie, la botanique et la géologie. Ses notes sont excellentes et, sur recommandation de ses professeurs, il est nommé officiellement « naturaliste » pour une croisière océanographique de deux mois sur le Mistral, contre-torpilleur transformé en navire océanographique.
1 étudie donc l'Archipel des Glénans et se consacre à l'étude du plancton et des animaux marins. Lors de cette première grande mission, il découvre le désert qui marquera définitivement son destin : le 30 novembre 1922, il débarque à Port-Étienne (aujourd'hui Nouadhibou) en Mauritanie afin d'étudier la faune marine et la pêche de cette région peu connue.
À cette époque, Port-Étienne, n'est encore qu'un modeste poste militaire, avec une épicerie et un cercle administratif chargé de gérer la Baie du Lévrier jusqu'au Cap Blanc, 20 km plus au sud. Le manque de distractions pousse Théodore à sillonner la côte pour ramasser quantité d'échantillons marins.
Après un séjour d'un an en Mauritanie, Théodore regagne Paris et retrouve son laboratoire du Muséum. Il prend alors une décision qui change à tout jamais le cours de sa vie : rejoindre le Sénégal par le désert, à dos de chameau.
Accompagné d'un lieutenant, il se joint à une caravane de Maures qui descendent du Cap Blanc jusqu'à SaintLouis du Sénégal. Pendant les vingt jours de la « traversée », Théodore découvre le goût du désert, un nouveau sujet d'intérêt qui ne l'abandonnera plus jamais. De retour à Paris, il publie un article sur cette première traversée du désert et un autre qui fera date sur les dugongs de Madagascar, ces grands mammifères à l'origine de nombreuses légendes marines et peu connus à l'époque.
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