Agadir, le tourisme marocain

Nichée aux pieds de l'Atlas, au cœur d'une région à fort potentiel, Agadir permet de découvrir une diversité géographique d'une rare richesse, faisant de son arrière-pays un véritable paradis touristique.
La province d'Agadir MassaDraâ est limitée au nord par la province d'Essaouira, à l'est par la province de Taroudannt, au sud par la province de Tiznit et à l'ouest par l'Océan Atlantique. Elle comprend douze provinces et s'étend sur une superficie de 395000 km2, soit plus de 55 % du territoire marocain. Sa population est estimée à environ 3 millions d'âmes, dont 70 `% en milieu rural, Dans un rayon de 200 kilomètres à peine, les excursions au départ d'Agadir sont pléthoriques : Taghazoute et ses plages, Imouzzer et ses cascades, Essaouira, Taroudannt, Tafraoute, Tiznit, Inezgane, Guelmim...

Car aujourd'hui, alors que la ville tourne plus que jamais ses regards vers l'avenir, prête à relever les défis du nouveau millénaire, la voilà contrainte à interroger son passé et son inscription dans un héritage culturel et civilisationnel. Si le discours sur la ville portuaire relève essentiellement de la géographie, la ville d'Agadir, située au cœur d'une splendide région, ne saurait manquer d'approfondir sa réflexion sur sa dimension historique. Interroger son histoire, c'est mieux définir sa relation avec un espace et un environnement, mieux cerner le jeu entre les différentes composantes d'une culture et d'une nature, mieux sentir tous les éléments constituants d'une identité plurielle, arabe, berbère, africaine et musulmane, et enfin mieux comprendre les ressources humaines inestimables s'exprimant de manière subtile dans des comportements, des formes, des espaces.

Ressac des vagues, vent océanique, ciel atlantique, bleu de lin l'hiver, bleu de brume l'été, un climat tempéré pour languir sur les plages d'une baie exceptionnelle, presque tout au long de l'année, voilà l'un des visages d'Agadir, capitale du Souss, premier pôle touristique du Maroc, recevant des visiteurs de toutes nationalités. Et pourtant ville mal aimée, souvent hâtivement jugée, incomprise ou amputée d'une partie de sa richesse contenue. On reproche à Agadir, moue dubitative ou rejet violent, cette béance dans son identité de ville du royaume. Pas d'aura de murs anciens, pas d'âme, pas de caractère. Pas de lieux structurants et forts. Pas de cœur. Peu de symboles. Condamnation péremptoire. Agadir est bien plus qu'une ville déroulant des plages à ses pieds.

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