VOYAGE MAROC

Agadir, Tremblement de terre :

Agadir, au lendemain du séisme, fait le pari architectural d'inscrire la ville dans une modernité internationale.
Foyer de confluence des hommes, de convergence des richesses et de rayonnement des routes, Agadir, métropole touristique du Maroc, est prête à relever les défis du troisième millénaire.
Comme la majorité des villes, Agadir ne vit pas de ses souvenirs. Elle a enfoui son passé d'ancienne agglomération de pêcheurs, convoitée au long des siècles par les Portugais, les Saadiens, la dynastie berbère du Tazeroualt, les Alaouites, les Allemands et les Français qui en ont fait, tour à tour, une garnison, un grand port, une escale de l'aéropostale, dans la faille tragique du tremblement de terre de février 1960.
Le temps d'un monstrueux frisson, quelques secondes à peine, et la ville fut presque entièrement rasée. Quinze mille morts. Amnésie volontaire et partielle.

Agadir, quand une ville renaît de ses cendres

Le 29 février de 1960, quelques minutes avant minuit, Agadir est terrassée par un violent séisme. L'image de l'hôtel Saada, totalement effondré, est encore présente dans les esprits de ceux qui ont vécu ces moments douloureux et terribles de l'histoire du Maroc. Une ville a été reconstituée en dépit des moyens alors modestes de l'État. Mais grâce à la bonne volonté des pouvoirs publics et de certains industriels, le défi de la reconstruction a pu être relevé. Entrepris à la hâte, les travaux n'ont pas évité le bétonnage, fort décrié à la fin des années quatre-vingt après les premiers signes d'essoufflement du tourisme. Retour express sur un événement cruel qui avait fait couler autant d'encre que de sang. Et si bien gravé dans les mémoires qu'un Mémorial fut érigé. matériau duquel est née la nouvelle Agadir.

Un monument coulé dans le béton, ce Jeune rescapé du terrible séisme de 15 secondes qui fit plus de 15 000 morts, un enfant de 11 ans écrit ces mots: « Je M'appelle Albert Ohayon. À l'âge de onze ans et demi, le séisme frappa ma petite ville. Mes parents tenaient un bain maure, une petite synagogue et des appartements qu'ils louaient, tout cela faisait partie de ma maison à Talborjt (...) ».
Dans le domaine du mécénat, le nom d'Agadir est intimement lié à une société, pionnière en la matière. L'ex-Société des Ciments d'Agadir (aujourd'hui Ciments du Maroc) a largement contribué à l'effort de reconstruction de la ville. Le décapage des flancs de la fameuse colline arborant la devise du Maroc « Dieu, la Patrie et le Roi » a été effectué grâce à cette cimenterie. Laquelle entreprit bénévolement d'autres travaux importants au bénéfice de la collectivité. De même, la construction de certaines artères de la nouvelle ville fut réalisée par la filiale de CIMAR (groupe Ciments du Maroc). Plus récemment, la cimenterie a contribué à une campagne e nvironnementale de collecte de sacs de plastique pour les incinérer dans ses fours. Lors de cette opération, le respect scrupuleux de l'environnement a valu à la cimenterie d'être certifiée ISO 14001. En effet, contrairement aux incinérateurs classiques utilisés dans le< décharges publiques, le four de la cimenterie ne génère pas de cendres, car le clinker qu'il produit retient l'ensemble des résidus de destruction. Ce n'est pas un hasard si des fleurs poussent à la porte de la cimenterie..

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