Berkane, ville agricole, a moins d'un siècle d'existence. À l'origine un souk, Berkane « fut un centre de colonisation à partir de 1908 (...). Son expansion est liée essentiellement à la création et à l'extension du périmètre irrigué de la basse Moulouya depuis les années 1960 », d'après A. Guitouni.
Nous nous arrêtons dans un café, pas loin d'un rondpoint qui érige fièrement le symbole de la ville: la clémentine. Les Berkanis, pas peu fiers de leur fruit succulent, le sont presque autant de leurs vignes. Un peu plus loin, une maison de l'époque du protectorat semble encore résister à la pression des immeubles récents. Farid Chourak, Directeur du Centre Régional d'Investissement à Berkane, nous raconte le Berkane d'autres temps était un joyau. Il y avait de jolies petites villas, c'était une ville dynamique, gaie. Elle avait son cachet, son charme. Sa position, au contact de deux milieux physiquement et économiquement complémentaires: la plaine littorale des Triffa et la chaîne des Béni Snassen qui l'encadre au Sud, est privilégiée. La ville rayonne sur un double arrière‑pays.
