Smara construit par Ma El Aïnine

Le but de Ma El Aïnine, en décidant la construction d'une ville aux confins du désert, là où l'oued Tigsert rejoint la Seguiet el Hamra, était d'en faire un centre religieux et un relais pour les caravanes de dromadaires qui remontaient d'Afrique Noire. Il voulait que le ville ait un rayonnement intense dans tout le Sahara et il réservait toujours le meilleur accueil aux voyageurs qui y faisaient halte, en mettant à leur disposition tout ce dont ils avaient besoin.

La construction a été rendue possible grâce à l'aide importante que lui prodiguait le Sultan du Maroc. Celui-ci fournissait de nombreux matériaux et des architectes. Le sultan a même affrété des barques pour transporter les matériaux dans le Nord du pays et les acheminer par la mer jusqu'à Cap Juby ou d'autres ports de la côte. En même temps que la construction, le Cheikh creusa une cinquantaine de puits, planta partout des palmiers et effectua des forages dans l'Oued Sélouan.
Les travaux s'achèvent en 1903.

Le cœur de la ville est constitué par une immensement extraordinaire dans tout le Sahara, à tel point que ses descendants sont toujours considérés avec respect et jouissent d'un prestige particulier.

Le second, lors de son retour malheureux, mais après avoir réalisé son rêve de « voir Smara », pense à Ma El Aïnine.
« Me voici à présent ayant atteint mon but. J'ai vu tes deux kasbas et ta mosquée en ruine. Je t'ai vue toute entière posée sur ton socle, face au désert, déserte, dans le soleil, sous l'ardent soleil. J'ai vu tes palmiers à présent à demi desséchés.
Tu es bien l’œuvre d'un homme, de Ma El Aihine au sommet de sa puissance...
Comme s'il eût voulu étonner les nomades par une chose miraculeuse, il t'établit sur un piédestal face au couchant, comptant sur cela pour leur donner une idée de sa grandeur. Lui seul dans des pierres, fort entre les murs de solides appareils de ses kasbas, ses sujets tout autour sous la toile des guitounes.
Ii donna une mosquée à ces hommes qui errant dans le Sahara n'avaient jusqu'à ce jour prié que dans le vent du matin et du soir, se prosternant au hasard de leur route sur le roc ou le sable.
Et ces hommes n'ayant jamais vu de ville durent voir s'élever avec ébahissement ces murs, ces kasbas, ces coupoles... »

Deux fondations pour Smara

Il existe maintenant deux fondations pour la sauvegarde de Smara, actuellement en état de destruction importante.
L'une au Maroc, à Smara même, est l'oeuvre des descendants de la famille, M. Ma El Aïnine à Tiznit et M. Chebihana de TanTan. Un projet est même en cours avec la ville de Nevers dont Michel Vieuchange était natif pour sauvegarder ce témoignage important du passé du Sahara. Un contact a été pris par la Fondation avec les Services Culturels de l'Ambassade de France à Rabat, malheureusement resté sans réponse à ce jour.

Le but de la Fondation est de faire revivre la mémoire de Michel Vieuchange à Smara, en édifiant un statue sur une place qui porterait son nom ainsi que des écoles à Smara et à Tigilit.
Et aussi, célébrer de temps en temps la visite de Michel Vieuchange à Smara en rendant aussi hommage à Jean Vieuchange et Jean Ferre. Un de ses souhaits est, pourquoi pas, de jumeler Smara et Nevers.

Fondation Cheikh Ma El Aïnine pour la conservation du Patrimoine de Smara.
M. Chebihana Ma El Aïnine, représentant le Ministère de la Culture à TanTan. Téléphone : 212 8 87 72 18 - Boite postale 69 - Smara
Fondation « Les Amis de Michel Vieuchange ». 7 Rue de la terrasse, 63000 Nice [France], Téléphone en France 04 90 97 42 19 et 04 96 62 07 72.

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