La route serpente entre la mer et une infinité de vallons et de montagnes dénudés, travaillés par les éléments, le vent, le temps, l'aridité. Au pied des montagnes, une plaine ondulante tachetée de cactus, d'euphorbes, d'arganiers. Par moment, le regard s'accroche à une petite surface cultivée, orge, maïs ou luzerne. Mirleft, ancien hameau de pêcheurs, aujourd'hui petite ville tranquille, fut, avec Essaouira, le lieu de prédilection de Jimi Hendrix, dans les années soixante-dix. Il fallait alors emprunter à partir de Tiznit une longue piste pendant plus de quatre heures. Le petite ville est accueillante avec ses quelques cafés, son club de quand et de surf. Les spots, le long de cette côte, sont nombreux et appréciés des surfeurs du monde entier. Mirlef signifie en berbère « le lieu qui retient, le lieu où l'on ne se retourne pas ». On peut y venir trouver le calme et contempler la nature ou choisir un séjour plus dynamique, faire de la randonnée, du surf, de la pêche et un peu plus loin, du vol libre, du parapente...
Un ancien fort militaire, malheureusement en ruine, est situé sur les hauteurs du village. Construit en 1935 par les Français, ce fort devait servir à maintenir l'ordre dans la région et à affirmer la présence de la France face à l'autre puissance colonisatrice, l'Espagne dont le fortin, à quelques kilomètres, marquait le début du territoire. En 1956, date d l'indépendance et des départs des Français, un fort fut un temps investi par les soldats marocains avant d'être abandonné. La pêche et les ressources de l'émigration assurent les revenus des habitants. Le tourisme commence timidement. Français et Marocains découvrent la beauté de l'environnement et le climat tempéré durant l'année.
