Tourisme à Taroudant :

Commandant l'accès au triangle fertile de la vallée du Souss et aux montagnes du Haut-Atlas, Taroudannt est un peu négligée par les guides de tourisme. À tort, car cette ville aux remparts entourés de jardins, d'eucalyptus, d'oliviers, de grenadiers et de palmiers est pittoresque. Elle a été fondée avant Marrakech, ville qui lui doit le développement de certains arts. La fameuse dakka marrakchia n'est-elle pas originaire de Taroudannt où elle fut créée par les corporations de métiers? Ce n'est donc pas un hasard si Taroudannt est surnommée « la petite Marrakech »...
Annexée par les Almoravides en 1056, devenue indépendante sous les Almohades, elle est détruite en 1306 par les Mérinides. Puis elle connaît son âge d'or au XVIe siècle sous Mohammed Echeikh Saadi qui en fait sa capitale et la base de ses offensives contre les croisés portugais installés à Agadir. Taroudannt devient alors un important centre de transit caravanier, célèbre pour l'abondance et la qualité de ses marchandises : sucre, coton, riz... Dans ses environs, le village d'Arazan abritait l'une des communautés juives les plus prospères du Sud. Au XVIIe siècle, Taroudannt tombe sous la domination du royaume du Tazeroualt, situé entre Tiznit et Tafraoute. Elle devient alors une cible de choix des expéditions pacificatrices menées par le Sultan Moulay Ismaël. Juste après le Protectorat en 1912, le guerrier rebelle El-Hiba en fait le siège de sa résistance contre l'armée française. Les Roudanis (habitants de Taroudannt) sont réputés fiers, durs et austères. À 60 km en direction du HautAtlas, à Oulad Berhil, un tyran du nom de Hida N'muiss avait semé la terreur à la fin du XIXe siècle. Le palais de ce pacha est à présent une maison d'hôtes.
Aujourd'hui, c'est une source d'émerveillement que de faire
le tour de cette ancienne métropole du Souss, en pénétrant par la porte double (km 226), pour cheminer à travers ses dédales de ruelles prolongeant la grande avenue, avant d'atteindre l'esplanade où les artisans exposent leurs produits et où les amuseurs publics se livrent à mille et un tours.

Que Voir à Taroudant ?

Les remparts : percés de 5 portes monumentales ouvrant l'accès à la médina et son écheveau de ruelles, lieu idéal pour se familiariser avec le rythme de la vie citadine marocaine. À l'extérieur des remparts, La Gazelle d'or, un ancien relais de chasse construit par un baron français au début du siècle, abrite maintenant un hôtel de luxe.
Assarag (place A1 Alouiyine) : centre de Taroudannt où les Roudanis aiment à se rencontrer, animation garantie. Souks, hôtels, cafés, boutiques d'artisanat où l'on trouve les meilleurs idoukan (babouches locales).
Aoulouz : point de départ des randonneurs vers le jbel Siroua (3305 m). Dans cette région, les greniers (agadirs) collectifs sont encore utilisés. Les habitants se rendent en été dans les montagnes où ils occupent des azibs, sortes de bergeries de fortune, laissant au village des gardiens qui surveillent l'agadir renfermant les biens de chaque famille.
Taliouine : le meilleur safran du pays est produit dans cette localité (voir Médina N° 8). La récolte a lieu au début de l'hiver, avant le lever du soleil pour éviter le flétrissement des fleurs cueillies à la main une par une.

Où dormir à Taroudant ?

La Gazelle d'Or. Tél. : (00 212) 548 85 20 39/48
Tiout, avenue Sidi Mohammed (intra muros), 38 chambres. Bon rapport qualité/prix. Tél. : (00 212) 548 85 03 41.
Palais Salam, le long des remparts, 142 chambres et suites. Tél. : (00 212) 548852501.
Réservation à Paris : Maroc Hôtels. Tél. : 0 142 60 56 90

Où manger à Taroudant ?

Chez Nada : près de la casbah, rue Ferq El Habab, menu et accueil sympathiques. Tél. : (00 212) 548 85 13 26.

Jnane Soussia : en dehors des remparts, à Bab Zorgane, en direction de Marrakech. Tél. : (00 212) 548 85 49 80

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