Benslimane : Atout considérable, le climat

Si vous demandez à un Slimani quel est l'atout majeur de sa région, il vous répondra sans hésiter « son micro-climat ». Et le voilà parti dans des considérations sur la vie casablancaise et sa pollution qui, non seulement nuit aux asthmatiques, mais provoque les crimes d'asthme. Les vertus de Benslimane, c'est, jusqu'ici, d'abord l'absence de pollution et le climat. Le phénomène de délocalisation de l'industrie de Casablanca ne s'est pas dirigé vers la province de Benslimane. Une recommandation royale l'a préservée des diverses formes de pollution.

Et Benslimane profita de la mise en place d'une unité d'épuration des eaux usées de la ville. L'installation d'unités industrielles n'est autorisée que dans la mesure où elle ne provoque que de très faibles nuisances. Par sa proximité avec l'océan Atlantique, la région de Benslimane jouit d'un climat tempéré assez humide, avec des hivers pas trop rudes et pluvieux les bonnes années, et un été aux chaleurs atténuées par les brises de l'océan. Plus on s'éloigne du littoral et qu'on rentre dans les terres, plus la variation des températures entre l'hiver et l'été est grande.

Ce climat et un air peu pollué, véritable bain de santé, entraînent l'afflux de plus en plus grand de Casablancais vers Benslimane. Dès le premier signe du printemps, des milliers de pique-niqueurs viennent passer le dimanche dans les alentours de Benslimane. « Des dizaines de milliers de pique-niqueurs viennent au printemps. Le problème est qu'il n'existe pas d'infrastructures pour les recevoir. Et la région n'en tire aucun profit. Il est important de créer des centres de vacances », explique et propose Dehi. Les centres de vacances créent des emplois directs et indirects avec la construction de restaurants, commerces, espaces de jeux... Si l'on souhaite préserver les atouts de la région, c'est-à-dire son environnement avec sa forêt, sa faune et sa flore, il est plus qu'urgent de développer des structures d'accueil. La dégradation des bandes forestières, les parkings de voitures en forêts, le rejet des ordures mettent en danger le patrimoine forestier. Dehi évoque le concept de « mégarégion » qui consiste à créer des villes satellites. Pour freiner la croissance des grandes villes, il s'agit d'élever des « villesremparts » de 100000 à 150000 habitants, avec toutes les infrastructures nécessaires pour fixer la population. Benslimane, situé entre Rabat et Casablanca, pourrait, d'une certaine manière, jouer ce rôle. Benslimane pourra-t-il redevenir cette localité « gracieuse », comme l'a décrit notre chanoine?

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