Secteurs de l'urbanisme et de l'immobilier :
L'avènement de S.M. Mohammed VI, en juillet 1999, l'adoption de la nouvelle charte communale consacrant le principe de l'unité de la ville et la signature du Plan de Développement Régional Touristique (PDRT), en mars dernier, sont autant d'impulsions qui ont mis Casablanca sur les rails d'un renouveau urbanistique et immobilier.
Depuis l'entrée en vigueur de la charte communale de 1976 qui a fait des collectivités locales des partenaires effectifs de l'Etat, une nouvelle dynamique a été insufflée aux secteurs de l'urbanisme et de l'immobilier qui ont de ce fait connu un formidable essor. Casablanca, poumon économique du Royaume, a particulièrement profité de ce nouveau souffle pour étendre son périmètre urbain, si bien qu'il a fallu un nouveau découpage, en 1982, pour maîtriser l'expansion urbaine de la mégapole qui compte aujourd'hui plus de quatre millions d'habitants.
Octobre 2002, une nouvelle charte communale est adoptée. Elle introduit le principe de l'unification de la ville. Un système de gouvernance locale qui a l'avantage de faciliter les procédures administratives entre les administrés et les communes, d'une part, et entre le conseil de la ville chapeautant celles-ci et le ministère de tutelle, de l'autre. C'est en effet à partir de cette date cruciale que les grandes villes du Maroc ont commencé à bénéficier de grands projets urbains et immobiliers structurants et conçus d'une façon visionnaire et cohérente. Casablanca a ainsi rompu avec l'ère des petits projets qui voient le jour tous les dix ans, tels les deux tours Meffre ou les Twin Center, pour lesquelles le premier coup de pioche a été donné au début des années quatre-vingt-dix, grâce à un investissement de 300 millions de dollars émanant de Lafico, un holding libyen. Si ce projet, somme toute pharaonique, compte tenu de ce qui se construit généralement au Maroc, a eu le mérite - et aussi le tort - de provoquer un renchérissement sans précédent du mètre carré de terrain à Casablanca, qui a triplé entre les années soixante-dix et la fin des années quatre-vingt pour atteindre aujourd'hui, dans certains quartiers chics, près de 20 000 dirhams, il n'en demeure pas moins que depuis l'inauguration des travaux de ces tours jumelles, rien - à part des villes nouvelles de moyen standing et des cités d'habitat social -, n'est venu marquer d'une pierre blanche l'urbanisme et l'immobilier à Casablanca.
Il a fallu donc attendre le début de ce troisième millénaire pour un vrai démarrage de Casablanca, notamment après la signature, fin mars 2006, du programme de développement régional touristique (PDRT) ou Plan Mada'In 20052012. Démarrage en trombe, puisque de grands groupes de BTP, notamment émiratis, sont entrés en lice. Petite visite guidée pour mesurer l'ampleur de ce méga chantier qu'est devenue l'ex-Anfa.
Un million d'arbres
Casablanca est une mégalopole très polluée. Aussi, le Conseil de la ville a-t-il élaboré un programme de plantation d'un million d'arbres, une opération qui s'étale sur cinq phases. La première concerne la plantation de centaines de plans de fleurs et des milliers de mètres carrés de gazon.
La seconde porte sur la plantation de 280 plans d'arbres et 946 plans d'arbustes. 536 arbres et 594 arbustes seront plantés lors de la troisième, quatrième et cinquième phases. Pour atteindre cet objectif, la ville a noué des partenariats avec certaines entreprises publiques dont l'Office Chérifien des Phosphates (OCP) et l'Office de l'Electricité (ONE). Déjà 200000 arbres ont été plantés sur les axes principaux et secondaires et les lieux publics d'affluence, jardins, places et lieux de rencontre. La Place de la Ligue Arabe (ex-Lyautey), l'Isesco (ex-Murdoch), Le Belvédère et L'Hermitage, trois grands parcs sur les trente-sept jardins que compte Casablanca ont été rénovés et réhabilités. Rappelons que le parc Murdoch représente un siècle d'histoire. Créé en 1919, ce parc a connu de tristes jours. Négligés par les édiles, ses quatre hectares d'espaces verts ont été squattés par les clochards et autres vagabonds. Dans le sillage de ce programme écologique, il y a lieu de citer le projet de revalorisation de la forêt de Bouskoura et des parcs Sindibad et Yasmina et la création d'un parc à Sidi Moumen.
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