Des maisons simples peintes en blanc immaculé, des portes aussi bleues que le ciel et l'étonnante architecture générale de la ville aggripée à la montagne. C'est le décor de rêve que vous offre Chefchaouen dans toute sa splendeur.
Encore un endroit qui ne laissera pas indifférent n'importe quel visiteur. La ville de Chefchaouen est simplement magnifique et d'une propreté exemplaire.
Située au Nord-Ouest du Maroc, au beau milieu des montagnes, la ville de Chefchaouen se situe à 600 m d'altitude.
Nous sommes en plein territoire berbère et la culture et les traditions sont très riches, ainsi que son histoire puisque la création de Chefchaouen remonte à l'an 876.
Chefchaouen est indéniablement la plus andalouse des villes marocaines et sa médina est une des plus attachantes, Les formes des maisons sont douces et rassurantes. Tout est en courbes dans les ruelles où le jeu du blanc et du bleu, les voûtes basses, les entrées coudées des maisons créent, par instants, une impression d'irréalité, La chaux sur le sol qui s'étend, s'arrondit et se redresse pour devenir mur, accentue cet effet. Plusieurs fois par an, les Chaounis repeignent les 'façades de leurs maisons à la chaux et teintent le bas avec un mélange d'indigo. Toute une gamme de bleu apparaît. Les portes, souvent doutées et basses, sont d'un bleu plus intense. L'origine du bleu se perd dans la mémoire des Chaounis. Si les guides parlent d'un bleu qui chasserait les insectes, certains Chaounis prétendent que ce furent les juifs qui peignèrent leurs portes en bleu comme symbole de protection ou pour les distinguer des autres confessions. Assertion aussitôt contredite, d'autres Chaounis avançant que les juifs peignaient leurs portes en rouge et que le bleu distinguait les corporations. Le bleu de Chefchaouen garde son mystère. II he la ville à toutes les villes bleues de la Méditerranée. Mais certains y voient une pratique de l'Andalousie musulmane. Le bleu de l'Andalousie.
«Chefchaouen est la seule ville, pour laquelle le transfert de la civilisation andalouse a été quasi intégral ». Tout parle de l'Andalousie à Chefdhaouen, les maisons à patio, les tuiles romaines, l'artisanat, la musique... Tout un patrimoine en déclin. On ne construit plus les maisons à patio, les tuiles disparaissent pour être vendues à des prix élevés, les pavés des ruelles sont recouverts d'une couche de béton, le tissage est en perte de vitesse, la broderie traditionnelle ne se contemple plus que dans les musées, la culture du mûrier pour la soie est un lointain souvenir... La musique seule se perpétue. Si le croquis est pessimiste il est urgent de prendre en compte les tendances qui affectent la médina. Les modes de vie, les habitudes, les comportements changent « Le risque de voir l'héritage andalou disparaître irrémédiablement n'est pas une appréciation trop pessimiste de la situation de la médina ». Et la médina est un mode de vie à préserver.
Certes, l'infrastructure manque, mais le minimum commence à émerger. Des Chaounis ouvrent des maisons d'hôtes. Des restaurants accueillants ouvrent leurs portes. Le premier cybercafé ne désemplit pas. Un deuxième festival musical vient de naître. La ville s'éveille. La place Outa-Hammam s'emplit peu à peu. Les cafés disposent leurs tables. Là, on vient siroter son café, regarder la foule sur fond ocre de la Kasbah, rêver les yeux ouverts. La discrète Chefchaouen réitère son invitation au regard...
