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AbdeLkader Afazaz, diplômé de Medih et Samâ'

Abdeilcader Afazaz est vice-président d'une association qui porte le nom du maître de la musique soufie de Chefchaouen cité par Omar Métioui « Abû l'-Hassan ash-Shâdili » parti au XIIIe en pèlerinage pour répandre le soufisme. Abdelkader a grandi dans un univers musical religieux. Son père, du nom de Mouffaddal, aujourd'hui centenaire, était le grand maître de la Zaouïa Kadiriyya et un maître des chants soufis. C'est donc tout naturellement qu'Abdellcader fait ses études au conservatoire de Chefchaouen et qu'il obtient le diplôme de « Medih et Samâ'». C'est le premier diplômé au niveau national de ce genre de chant. Parallèlement à sa vie de musicien, Abdelkader est le moqqadem de la zaouïa « Chakouria ». Abdeilcader est président de l'association « al Hacha », qui a pour but de recréer et de pérenniser les traditions musicales de Chefchaouen, d'une part, et de les faire entendre au public, d'autre part. Jusqu'alors, la musique religieuse des confréries se faisait le plus souvent entre adeptes, à l'intérieur des maisons. Le groupe de chanteurs auquel il appartient organise des concerts de chants soufis en public et présente son répertoire dans des festivals comme celui de Rabat et d'autres villes. « La composition musicale d' al Hacha », avec des instruments comme la derbouka, le bendir, le tar, la taârija, le tbel, sa poésie de louanges à Dieu et au Prophète, et la manière dont elle chantée, est spécifique à Chef chaouen », explique Abdelkader.

La façon dont s'habfflent les femmes est également propre à Chefchaouen. II y a une participation active des femmes, avec leurs voix, dans la zaouïa. Dans la ville, dès qu'il y avait une naissance ou autre événement festif, il était d'usage d'inviter des groupes de femmes à chanter le répertoire religieux. Aicha Abraka fut une des grandes chanteuses qui dirigea un orchestre de femmes.

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