VOYAGE MAROC

Le Musée du quai Branly

Le Musée du guai Brarily est né de la volonté inébranlable du Président de la République Française, Jacques Chirac. Dans son discours de présentation, il insiste: « La création du musée est née d'une volonté politique: rendre justice aux cultures extra‑européennes. Il s'agissait de reconnaître la place qu'occupent leurs expressions artistiques dans notre héritage culturel. De reconnaître aussi notre dette à l'égard des sociétés qui les ont produites, ainsi que vis‑à‑vis de leurs pays d'origine avec qui la France entretient, pour nombre d'entre eux, des liens particuliers. Il s'agissait, en rompant avec une longue histoire de mépris, de donner leur juste place à des arts et des civilisations trop longtemps ignorés ou méconnus ».

Les valeurs de la France

Le Président éclaire ainsi la raison d'être de ce Musée: « Institution culturelle et scientifique d'un type nouveau, à la fois musée, centre culturel, lieu de recherche et d'enseignement », dont le but est d'inviter « à porter sur l'Autre un regard mieux instruit, plus respectueux, mais aussi plus ouvert ». Car « La Prance, au fil de son histoire, s'est toujours voulu messagère d'universel, mais elle a aussi appris la valeur de l'altérité. Le dialogue des cultures est donc conforme à sa vocation. C'est pour cela que, consciente de ses responsabilités face au monde et face à l'histoire, elle cherche inlassablement à lui donner toute sa chance, contre les dérives inacceptables du mépris, de l'hostilité ou de la haine. Le musée du quai Branly se veut aussi et peut‑être même avant tout, l'étendard de cette ambition

« Ans Premiers », un terme réducteur

Pourquoi cette dénomination liée à l'emplacement du Musée dans Paris et non pas Musée des Arts Premiers? Jean Martin, président de l'établissement, répond: « Cela s'est imposé de façon naturelle car le terme « arts premiers » n'a pas de légitimité propre pour les cultures représentées au sein du Musée. Il est trop réducteur par rapport aux champs historiques et géographiques que ce terme recouvre. Ainsi, le Musée du quai Branly s'intéresse‑t‑il aussi à d'autres productions artistiques, celles du Maghreb et du monde musulman, par exemple. De plus, la dénomination « arts premiers » correspond plutôt au goût et au regard d'amateurs éclairés et d'experts de ces formes artistiques, d'artistes du début du XXe siècle comme Picasso, Braque...

Une architecture poétique

Dans sa lettre d'intention, l'architecte lean Nouvel, qui a réalisé le Musée, explique: «C'est un endroit chargé, habité, celui où dialoguent les esprits ancestraux des hommes qui, découvrant la condition humaine, inventaient dieux et croyances. C'est un endroit unique et étrange. Poétique et dérangeant... Les verres sont grands, très grands, très clairs, souvent imprimés d'immenses photographies., les poteaux, aléatoires dans leur positionnement et leur taille, se prennent pour des arbres ou des totems... La matière, par moment, semble disparaître, on a l'impression que le Musée est un simple abri sans facade, dans un bois ». C'est bien ce que le visiteur éprouve tout au long de ce parcours initiatique où, partout, la pénombre domine. En s'émancipant des références occidentales et en intégrant des oeuvres aborigènes au projet architectural, lean Nouvel a permis au Musée d'établir des passerelles entre les cultures.

Au cour de Paris

Longue passerelle sur pilotis, le bâtiment principal semble posé sur le jardin que le visiteur traverse pour pénétrer dans le hall d'accueil. Montant le long d'une longue rampe circulaire en pente douce, il parvient au lieu des collections. L'obscurité nécessaire à la conservation des objets accroît le scos du mystère. Les couloirs de circulation sont bordés de formes organiques recouvertes de cuir. Cette universalité transporte dans un espace intemporel qui fait parfois presque oublier qu'à deux pas de la Seine et avec vue sur la Tour Eiffel, cette réalisation s'inscrit dans le cour battant de Paris. A l'intérieur, trente « boîtes » créent des espaces plus intimes quand la mise en lumière propose une orchestration inédite tandis que le mur végétal extérieur est on refuge de biodiversité dans le milieu urbain dense de la capitale.

Arts et civilisations d'Atrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques

Dans le cadre de l'exposition permanente sont présentées 3500 oeuvres sur les 300000 que comptent les collections. Mille objets sélectionnés sont africains et offrent un voyage dans l'espace‑temps subsaharien avec le Mali, la Côte d'ivoire, le Nigeria, le Congo, le Gabon. Statuaire, textiles et instruments de musique forcent l'admiration. Beaucoup de textiles pour la collection asiatique également, avec un accent porté sur les traditions culturelles et religieuses. Extrêmement impressionnants par leur diversité et souvent leur gigantisme, les miers » correspond plutôt au goût et au regard d'amateurs éclairés et d'experts de ces formes artistiques, d'artistes du début du XXe siècle comme Picasso, Braque...

Une architecture poétique

Dans sa lettre d'intention, l'architecte lean Nouvel, qui a réalisé le Musée, explique: «C'est un endroit chargé, habité, celui où dialoguent les esprits ancestraux des hommes qui, découvrant la condition humaine, inventaient dieux et croyances. C'est un endroit unique et étrange. Poétique et dérangeant... Les verres sont grands, très grands, très clairs, souvent imprimés d'immenses photographies., les poteaux, aléatoires dans leur positionnement et leur taille, se prennent pour des arbres ou des totems... La matière, par moment, semble disparaître, on a l'impression que le Musée est un simple abri sans facade, dans un bois ». C'est bien ce que le visiteur éprouve tout au long de ce parcours initiatique où, partout, la pénombre domine. En s'émancipant des références occidentales et en intégrant des oeuvres aborigènes au projet architectural, lean Nouvel a permis au Musée d'établir des passerelles entre les cultures.

Au cour de Paris

Longue passerelle sur pilotis, le bâtiment principal semble posé sur le jardin que le visiteur traverse pour pénétrer dans le hall d'accueil. Montant le long d'une longue rampe circulaire en pente douce, il parvient au lieu des collections. L'obscurité nécessaire à la conservation des objets accroît le scos du mystère. Les couloirs de circulation sont bordés de formes organiques recouvertes de cuir. Cette universalité transporte dans un espace intemporel qui fait parfois presque oublier qu'à deux pas de la Seine et avec vue sur la Tour Eiffel, cette réalisation s'inscrit dans le cour battant de Paris. A l'intérieur, trente « boîtes » créent des espaces plus intimes quand la mise en lumière propose une orchestration inédite tandis que le mur végétal extérieur est on refuge de biodiversité dans le milieu urbain dense de la capitale.

Arts et civilisations d'Atrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques

Dans le cadre de l'exposition permanente sont présentées 3500 oeuvres sur les 300000 que comptent les collections. Mille objets sélectionnés sont africains et offrent un voyage dans l'espace‑temps subsaharien avec le Mali, la Côte d'ivoire, le Nigeria, le Congo, le Gabon. Statuaire, textiles et instruments de musique forcent l'admiration. Beaucoup de textiles pour la collection asiatique également, avec un accent porté sur les traditions culturelles et religieuses. Extrêmement impressionnants par leur diversité et souvent leur gigantisme, les objets de culte initiatique ou funéraire d'Océanie ne peuvent laisser indifférent. Ils proviennent de Mélanésie, (le Polynésie, d'Australie et d'insulinde.

La collection (les Amé riq 11es parcourt cinq millénaires, de l'Alaska à la Cordillère (les Andes. Bouleversantes, 'es parures (le plumes des peuples d'Amazonie sont d'un raffinement extrême. I a grandeur (les civilisations in diennes qui peuplaient à l'origine les Amériques, civilisations ignoblement exterminées, donne à réfléchir.

Un espace consacré au Maghreb

Le parcours des collections africaines com mence par les pays d'Afrique du Nord, et le Maroc y trouve tout naturellement une place de premier plan.

Trois pôles leur sont en effet dédiés. Le premier présente les arts citadins par le mobilier et les broderies. Le second montre les arts ruraux avec notamment les tapis, la vaisselle, les poteries et les bijoux, en insistant tout particulièrement sur la culture berbère. Le troisième espace crée le lien avec l'Afrique subsaharienne en exposant les arts nomades. Des vitrines thé­matiques permettent d'approfondir les Beaucoup plus qu'un Musée

con na i ssa flees du visiteur. Elles expliquent les rituels sociaux comme le tnariage, les mythes et les pratiques religieuses, en présentant, par exemple, des tablettes coraniques et hébraïques.

Un musée vivant

Appel a été fut aux plus récentes technologies multimédias afin de rendre encore plus didactique ce parcours. Outre la présentation de ses collections exceptionnelles, le Musée du quai Branly a de nombreuses autres vocations. Ainsi, aim Musée dti Louvre, le pavillon des Sessions en est‑il une ambassade.

La politique d'acquisitions du Musée lui permettra de dynamiser son patrimoine. Sa volonté de partenariat et de prêts permet d'établir un fructueux dialogue avec les institutions du monde entier.

Le Musée devient ainsi un acteur important de la communauté internationale. La recherche et l'enseignement sont des points majeurs, de même que la médiathèque qui permet à la fois l'accès au grand public et la recherche scientifique de haut niveau.

Beaucoup plus qu’un Musée

Véritable institution culturelle aux multiples facettes, le Musée du quai Branly, outre ses collections permanentes, propose des thèmes approfondis. Ainsi, de février à mai 2007, « Les Indiens des plaines et des prairies d'Amérique du Nord » et « Le Yucatan » puis, de juin à septembre 2007, « Au Nord de Sumatra, les Batak » et « Objets blessés, la réparation en Afrique ». Également des expositions internationales: jusqu'à fin janvier 2007, D'un regard l'autre ». D'avril à juillet 2007 « Arts du Pacifique Sud » et d'avril à juillet 2007 « Installation de Yinka Shonibare ». Écrin magique des arts traditionnels, le Musée ne se veut pas orienté uniquement vers le passé. Il donne aussi une place très importante à l'art contemporain.

Le programme de danse, théâtre, musique et cinéma est très varié. A noter qu'au mois de juin 2007 aura lieu un nocturne gnawa exceptionnel.

Colloques et séminaires se succèdent, afin de développer la connaissance des arts et civilisations non occidentales et sensibiliser à l'égalité des cultures.

Publicité sur le Maroc par Google

Des articles complémentaires à consulter :