L'énergie électrique au Maroc

Actuellement, plus d'une vingtaine d'unités sont en service pour une puissance installé de presque 1,8 million de KW. La politique d'aménagement hydraulique à caractère agro énergétique s'est accompagnée de la mise en place d'usines hydro-électriques associées aux barrages. Ces installations ont été renforcées par la construction de centrales thermiques.
Dans l'évolution du potentiel de production d'énergie électrique, la quotte part de l'électricité d'origine thermique est passée de 25% en 1950 à 60% en 1983. La régression relative de la contribution hydro électrique à la puissance installée globale peut être imputée à certains reports dans le programme de réalisation des barrages.
A moyen terme, la concrétisation du plan de développement des sites hydrauliques peut modifier la structure des apports relatifs des deux sources d'énergie électrique. En effet, l'inventaire du potentiel économiquement exploitable pour la fourniture d'une énergie d'origine hydraulique est estimé à 4,5 milliards de KW. Moins de la moitié de ces capacités sont actuellement équipées. Les aménagements futurs sont évalués à 2,7 milliards de KW, nécessitant la réalisation de quelque 28 ouvrages, dont 13 ayant un potentiel total de l'ordre de 2 milliards de KW, sont actuellement au stade des études d'avant projet.
Mais, à long terme, le programme de développement s'appuiera davantage sur l'équipement des centrales thermiques. Comme les réserves hydrauliques mobilisables ne sont pas extensibles et que les sites les plus productifs sont déjà équipés ou en voie de l'être, la construction des centrales hydrauliques sur les emplacements marginaux deviendra excessivement coûteuse.
 Evoluant en fonction des installations disponibles, la production d'énergie électrique a dépassé 6 milliards de KWH dont l'essentiel est réalisé par l'Office national d'électricité (ONE). Le reste est fourni par des petits distributeurs isolés et surtout par les unités industrielles qui produisent principalement pour leur auto consommation, tels que Maroc Phosphore, Maroc Chimie, les sucreries nationales, les raffineries de pétrole, la cellulose du Gharb.
La proportion de la production d'origine hydraulique varie avec la quantité de précipitations mais, en règle générale, la tendance est à la prédominance de la production d'origine thermique, surtout après la mise en service de la centrale de Jerada et la succession des années de sécheresse. Dans la mesure où l'électricité est une énergie secondaire, elle nécessite pour sa propre production une consommation énergétique estimée en moyenne à 25% des disponibilités en énergie primaire. Ainsi 1'ONE intervient il pour près de 90% dans la demande nationale de charbon et de 32% dans celle du fuel.
De l'ordre de 5,5 milliards de KWH en 1985, la consommation nationale s'est largement développée depuis les années soixante. Mais, ramenée au nombre d'habitants, cette consommation reste faible:247 KWH par an et par personne, soit le vingtième de la norme en vigueur dans les pays industrialisés. Elle se répartit entre deux types d'installations:  
• celles qui sont alimentées en haute et moyenne tension absorbent près de 70% de la consommation, dont près de la moitié est utilisée par le secteur industriel, le reste étant essentiellement partagé entre le transport, les mines et, dans une moindre proportion, l'agriculture;
• les utilisations en basse tension interviennent pour près de 30%, se ventilant entre l'éclairage public, la force motrice et l'usage domestique.
La structure de la consommation électrique révèle aussi une concentration de l'usage de cette source d'énergie dans les régions qui disposent d'une infrastructure industrielle relativement étoffée. Ainsi, les deux régions du centre et du nord ouest interviennent pour près de 65% dans les ventes totales d'électricité. Au sein des régions, une polarisation se manifeste au profit de certaines provinces et grandes villes.

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