Gnaoua : Misique du Monde transe-alantique

La IVe édition du Festival des musiques gnaoua, prévu du 14 au 17 juin prochains à Essaouira-Mogador, compte franchir un nouveau palier dans l'offre de spectacles intelligents et diversifiés au public, tant résident que visiteur.

Relever le défi de maintenir l'intérêt d'un public de plus en plus large à s'intéresser à cet événement de portée internationale qui a attiré plus de 80 000 spectateurs pour son édition 2000, garantir, autant que faire se peut, la gratuité des spectacles afin d'en faire profiter le maximum de gens parmi la population locale, réunir autour et avec les troupes de Gnaoua des expressions chorégraphiques et spirituelles avec lesquelles ils partagent les mêmes ancrages dans l'universel; tels sont les objectifs prioritaires des organisateurs du festival.
Comptant parmi les événements culturels et artistiques les plus prestigieux qui contribuent au rayonnement du Maroc à l'étranger, cette manifestation est née et se poursuit avant tout grâce à la volonté de trois femmes, Neila Tazi, Soundouss El Kasri et Isabelle Sivadier, dont la structure « A3 Communication » assure l'organisation et la promotion du festival, avec le précieux soutien d'André Azoulay, figure emblématique de la ville.

Le module fort de l'édition de cette année s'articule autour des prestations très attendues de deux célèbres formations brésiliennes, la Capoeira et le Candomble, originaires du Nordeste et qui perpétuent, de l'autre côté de l'Atlantique, des traditions musicales et chorégraphiques à l'image de la tradition des Gnaoua au Maroc. Un large éventail de rituels, de rythmes et de profondeur spirituelle qui facilitera l'esprit de communion cher aux promoteurs du festival d'Essaouira-Mogador.
Le menu de cette grand messe qui à son habitude fait une large place aux musiques des Gnaoua dans leurs différentes déclinaisons, celles des grands maâlems comme celles des jeunes formations qui revisitent cette expression musicale ancestrale, comprend également un colloque sur le thème des « Saints et sanctuaires au Maroc » ainsi qu'une exposition de peinture et d'arts visuels intégralement montée par le Musée de Marrakech.

"Cette soudaine célébrité ne manque pas d'éveiller bien des inquiétudes. Parmi les signes manifestes de ce nouvel essor, il y a le Festival des Gnaoua, une fête pour l'ensemble de la ville, assurée d'un grand succès. Je me dis que tout succès est bon à prendre, qu'il serait bien mal venu d'avoir l'esprit chagrin, soupirant après ce qui n'est plus et qu'enfin il faut vivre avec son temps, veillant à ce que le ton frivole, la tentation ludique ne viennent prendre par le travers ces sages paroles"

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