Dar Djenna, une maison de famille aux portes de l'ourika
Dar Djenna, c'est une conception de l'espace, primordial: vastes volumes des pièces et large ouverture sur le parc environnant - cinq hectares de jardins d'agrément et de vergers -la piscine, avec les montagnes de l'Atlas en toile de fond. Une alliance entre le plus grand respect de la tradition marocaine la plus pure et une volonté de confort absolu. Une large allée bordée de cyprès amène,
depuis la route de l'Ourika, à la maison elle-même. Aussitôt le portail refermé derrière vous par le gardien, vous avez la sensation d'arriver dans un lieu protégé, loin du bruit et de l'agitation de Marrakech, pourtant si proche, sept kilomètres à peine. Traversez l'ombrière de lierre et de bougainvillées, contournez la fontaine aux bords de zelliges vertes, vous y êtes! Deux lions de bronze veillent sur le seuil et semblent garder la demeure, tout en lui conférant un air seigneurial.
La tradition respectée
Une haute double-porte en bois de cèdre ouvragé, ponctuée de gros clous de cuivre, ouvre sur le hall d'entrée d'où se dégage une impression de majesté. Une immense coupole de bois sculpté par des maîtres artisans coiffe cet espace, éclairé dès que le soir tombe par un gigantesque lustre de cristal français du XIX° siècle. Ici, pas de faux orientalisme, pas d'effets de décoration vus et revus dans des magazines: les zelliges multicolores, les plâtres sculptés, jusqu'aux moucharabieh ouvragés qui encadrent les fenêtres, tous sont authentiquement marocains, les couleurs sont d'origine. Le salon d'accueil est paré de chatoyantes soieries de Fès bleues, or et rosées. On ne note ici aucune volonté de suivre les modes, car rien ne se démode plus vite que la mode, disait Oscar Wilde, le célèbre dramaturge et poète anglais. Dans une alcôve, sur une sellette de bois, un précieux vase ancien. De part et d'autre du grand escalier, deux statues de femmes qui brandissent des torches.
L'atmosphère est donnée, un cinéaste comme Visconti pourrait y filmer un « Guépard » à la marocaine.,.
De nombreux salons
Les nombreux salons traditionnels, qui couvrent plus de neuf cents mètres carrés de la demeure, invitent au repos et à la contemplation. Le maître de maison, amateur d'art, grand collectionneur, a rassemblé ici tous les objets de ses coups de cour. Telle, au mur, cette toile du peintre Mellakh, ces nombreux bronzes, chinés au gré de ses voyages. D'ailleurs, les deux sièges syriens devant le miroir invitent à une promenade imaginaire dans le temps et l'espace. Les drapés et les passementeries sont à l'honneur, tout comme ces tissus fleuris ornent les confortables canapés, rehaussés de coussins anciens. Leurs délicats tons passés leur confèrent une âme indéniable... Encadré d'une frise de plâtre sculpté, le mbouh, que l'on retrouve dans toutes les maisons marocaines dignes de ce nom, est la place favorite du père de famille, qui aime à y boire le thé. Le soir, une lanterne aux verres colorés éclaire un tableau orientaliste qui représente une femme.
A l'office, un style cinquante de bon aloi
L'immense cuisine avec ses dépendances compte près de deux cent cinquante mètres carrés! De quoi organiser de somptueuses réceptions et accueillir plus de cent cinquante invités pour des fêtes, des mariages. On y découvre également des meubles de famille des années cinquante qui ont été précieusement conservés et s'ils sont en vogue aujourd'hui, ce n'est que justice. L'office regorge de plateaux en argent, de théières, de napperons, de serviettes brodées au point de Fès. Disposés sur le plan de travail en marbre, carafes anciennes et verres ciselés attendent leur heure, pour une pause dans la journée où il fera bon se désaltérer en dégustant quelques douceurs. Toujours des meubles de famille dans la salle à manger, une évocation des années quarante et cinquante qui offrent un temps retrouvé.
Romance pour la suite dite « au piano »
Puis on arrive aux chambres, avec cette sensation si agréable de poser ses valises chez soi, dans une maison d'enfance qu'il fait si bon retrouver. Là encore, l'espace vous accueille, les mètres carrés ne sont pas comptés. On peut poursuivre la valse que l'on a entamée dans l'entrée... Ou porter dans ses bras la mariée jusqu'au grand lit... Pour cet événement, vous aurez bien sûr choisi la luxueuse suite a au piano » où vous attendent des partitions. Quelques accords de Chopin ou de Rachmaninov pour séduire la belle, avant de vous étendre, pour les premiers baisers, sur le canapé de cuir anglais. Les bouquets de roses et de papyrus, la collection de pendules anciennes, ajoutent au romantisme ambiant. Dans la bibliothèque, des livres, dont la plupart retracent l'histoire glorieuse de Marrakech, pour après...
Des chambres et des suites spacieuses
Sur la cheminée de marbre au foyer décoré de zelliges excisés, qui promet de belles flambées pour l'hiver, des candélabres. Et toujours, pour les amateurs d'art que vous êtes, forcément, un tableau avec une fantasia, pour vous rappeler que vous êtes bien à Marrakech.
Cette maison de famille propose des chambres et des suites particulièrement spacieuses, Outre celle dite « au piano », vous découvrirez encore « Shalimar» avec sa cheminée, son jaccuzi, la lumineuse «Heure bleue », parée de jaune et de bleu, « Samara» et son tapis de Taznart, mais aussi « Bagatelle », « Chloé », « Vol de nuit » et son ton très années trente, autant d'hommages à de célèbres parfums. Qu'ils servent de couvre-lit, de rideaux, les tissus ont été choisis avec soin et font de ces pièces autant de nids douillets. Un escalier de marbre mène à l'étage qu'occupe entièrement l'appartement « Jicky » à la remarquable marqueterie de parquet. Vous y accédez en traversant une magnifique rotonde, qui a nécessité le travail des maîtres artisans les plus réputés de Marrakech: ciselure de cèdre, harmonie des zeffiges et des vitraux de couleurs. Admirez dans votre suite les deux commodes en bois de rose du xIxe siècle, ainsi que les sirènes en bronze... Une terrasse privée offre une vue exceptionnelle.
Pas moins de huit salons sont à votre disposition! Impossible donc de ne pas trouver son coin à soi, pour lire le dernier Yoko Ogawa ou, si l'on veut rester plus près des traditions maro caines, un ouvrage d'Aiimed Tazi ou d'Abdelmajid Benjelloun, qui vous replongeront eux aussi dans le Maroc des années cin quante... Avec ces mêmes tapis de mosaïques sur les murs, ces vitraux aux fenêtres, ces lustres de Verano aux pampifies multicolores dans lesquelles joue la lumière. Les amateurs apprécieront les bronzes anciens, ce combat de cerfs magistral, ce tigre, ces chevaux, toute une ambiance qui se propage jusque dans les chambres, avec leurs sanguines qui esquissent des scènes de la vie quotidienne.
Dans la suite «Allas », les vitraux de la porte-fenêtre filtrent les rayons du soleil et dessinent mille reflets. De la terrasse, la vue s'ouvre sur la piscine, alimentée par une cascade de jets d'eau, ses bassins en escalier et son kiosque byzantin. Cactus, rosiers fleuris s'épanouissent au pied d'oliviers centenaires. Délaissez donc votre roman pour quelques brasses ou une partie acharnée sur le court de tennis en terre battue et aux normes de compétition. II sera temps, ensuite, de vous détendre dans le hammam et la salle de massage, puis de boire une orangeade, allongé sur un transat en fer forgé, à l'ombre de la toile blanche, bercé par la brise, avant de rejoindre, à quelques minutes en voiture, la magie de la place Jemaâ el Fna, le tumulte des souks... Ce soir, si vous le désirez, un festin marocain vous attendra... Pour réserver « Dar Djenna », adressezvous à Mme Claire Coquet qui en assure la location et qui propose en outre des maisons et des lieux de prestige à Marrakech et aux environs,

