Avant de continuer à découvrir les routes forestières, une halte dans la petite ville d'Azrou, à 1200 mètres d'altitude, s'impose. L'ambiance de la place principale, la place Mohammed V, avec son architecture typique et ses toits de tuiles vertes vernissées y est agréable. Des cafés animés et des échoppes avec les couleurs vives des tapis de l'Atlas la bordent. Azrou tient son nom du rocher volcanique (zrou, rocher en berbère) à l'entrée ouest de la ville. Les Berbères ont été les premiers occupants connus de la ville. La casbah construite en 1684 par Moulay Ismaïl n'est plus que ruines. C'est sous le protectorat qu'Azrou se définit comme centre urbain avec une présence militaire et administrative et l'établissement d'un collège berbère. Ce fut la première école du Maroc où la langue berbère fut enseignée. La situation géographique d'Azrou, au croisement des axes commerciaux Meknès-Erfoud et Fès-Marrakech, a favorisé un temps son développement. À Azrou se tient un grand marché régional. Des vendeurs de la tribu des Beni M'Guild, la plus grande famille berbère de la région, y exposent leurs métiers à tisser. Un centre artisanal montre le savoir-faire de la région: travail du bois, essentiellement avec les bois de cèdre, de thuya, de noyer; tissage de tapis avec les différentes façons de la région. L'Université Al Alkahwayn a ouvert le Centre d'Azrou pour le Développement Communautaire qui oriente ses activités vers la prestation de services sociaux de soutien en faveur de la population de la région d'Azrou, plus particulièrement les femmes et les diplômés chômeurs.