Pêche au Maroc

Situation paradoxale en bas, l'océan Atlantique. Au dessus, le désert présaharien et ses conditions d'existence particulièrement pénibles. C'est dans ces lieux arides, sans eau potable et à mille kilomètres de la frontière mauritanienne, que Hassan et Hussein ont choisi de vivre quasiment toute l'année. Pêcheurs, ils n'ignorent pas que la situation géographique et géologique de cette côte impressionnante représente pour les poissons un véritable paradis.

Permis nécessaire pour pêcher au Maroc

Peut être soit journalier, soit annuel, le permis journalier coûte 10 DH. A remarquer qu'il n'est pas valable pour le jour de l'ouverture mais seulement à partir du jour ouvrable suivant.
Le permis annuel coûte 100 DH (10 €) et sa validité est d'un an plein, c'est à dire qu'elle s'étend sur 365 jours quelle que soit la date à laquelle il a été établi.
Ces deux permis donnent droit à pêcher non seulement dans les oueds à salmonidés mais aussi dans certains lacs non amodiés à des clubs et donc régis directement par l'Administration des Eaux et Forêts (Aguelmane Aziza, Ouiouane, Aguelmane de Sidi Ali, lacs dish et de Tislit, etc. ...).
Ces permis s'obtiennent auprès du service des Eaux et Forêts de chaque ville et sont délivrés immédiatement.

Horaires de pêche au Maroc

La pêche est autorisée du lever astronomique au coucher astronomique du soleil, (ces heures sont indiquées journellement dans le bulletin météorologique paraissant dans les quotidiens).
A lieu le premier dimanche d'Octobre au coucher du soleil pour les oueds seulement, les lacs spéciaux à truites faisant l'objet d'une réglementation particulière.

Pêche en mer au Maroc

Avec ses 2.000 Kms de côtes qui s'étendent sur l'Atlantique et la Méditerranée, le Maroc offre à l'amateur de pêche en mer une infinité de baies, caps, lagunes, dunes, falaises et plages sans fin.
Les endroits les plus réputés : Mirlieft et Aglou entre Agadir et lfni, Nador et Moulay Bouselham dans le Nord, Cabo Negro et Al Hoceïma sur la Méditerranée.
La pêche en mer, à pied ou en barque, est pratiquée par de nombreux citadins qui s'échappent de la ville pour goûter en fin de semaine une détente méritée.
Ici, il faut bien connaître l'instinct des poissons, qui vivent en relations étroites avec la marée; le succès de la pêche dépend de cette connaissance.
La pêche à la pelote est la technique la plus utilisée. Un petit hameçon triple est caché dans un broyat pâteux de filets de sardine, semoule et sable fin et descendu lentement à la profondeur voulue. La canne en bambou de 4 à 5 m est équipée d'une réserve de fil et permet de conserver une longue bannière tendue sous le poids de la pelote. Un petit bouchon sert d'indicateur de profondeur. Les poissons viennent mordiller et piocher cet appât provoquant de petites secousses perceptibles. Un départ franc détermine le ferrage. Les sars et mulets sont les victimes de ce piège. Les saupes, herbivores, peuvent être prises en plaçant un petit morceau d'algue sur l'hameçon. C'est là une autre méthode.
Au lancer lourd, l'appât (sardine, maquereau, filet de calmar ou "patate") fixé sur un gros hameçon simple est projeté, grâce à un plomb de 80 à 100 g à quelque 80 m du rivage. La canne est fixée par son talon et le fil tendu. La touche se signale par des flexions saccadées de la pointe. Les postes de choix sont les petits caps et les plages de sable où les Loups aiment à jouer dans les déferlantes. De grosses pièces sont capturées par cette méthode: pagres, dorade royale, chiens de mer, raies et loups mais aussi congres et murènes. De Tan Tan à Dakhla sont pêchées les grosses corbines de 20 à 40 kg et les ombrines de 5 à 12 kg.
Le lancer travaillé, non plus avec un appât vivant mais avec un leurre (cuillère tournante ou ondulante, anguille de caoutchouc) permet de prendre les loups.
S'il utilise une embarcation, le pêcheur amateur pratique alors les mêmes techniques que les pêcheurs artisanaux et en particulier la palangrotte.
La chasse sous marine est un sport nécessitant une bonne condition physique. Au Maroc, la chasse au trou donne de bons résultats: le plongeur fouille par 8 ou 10 m (parfois 25 m en Méditerranée) les cavités, les failles obscures (ragues) où se réfugient en petits groupes les sars et dorades. Sur les côtes de Méditerranée, le mérou, qui peut atteindre 40 kg, est l'espèce reine. En pleine eau, on capture loups, mulets et parfois de gros pélagiques telle que la liche.
La pêche nocturne dans les lagunes, à l'aide d'une lampe et d'un harpon, permet, à pied, de réaliser des paniers d'espèces diverses.
Reste enfin la cueillette des coquillages, peu pratiquée en fait par les amateurs.

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Des données complémentaires sur le Maroc à consulter :