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Les démarches pour la création d’un établissement de restauration rapide

Par Philippe , le 9 juillet 2021 — 8 minutes de lecture
Pizza d'un fast food

Le concept de fast food, ou de restauration rapide concilie à la fois gain de temps, flexibilité, mais aussi économie d’argent pour le consommateur. Le marché de la restauration rapide fait de plus en plus d’adeptes auprès des food-lovers, qui en contrepartie se présentent comme étant un marché juteux pour les entrepreneurs.

Si vous aussi, vous voulez vous lancer et ouvrir votre propre restaurant, nous vous proposons les démarches suivantes.

La restauration rapide : c’est quoi ?

Le concept de la restauration rapide n’est pas nouveau. Née aux États-Unis, vers la fin des années 1930, elle a pris de plus en plus d’envergure avec le temps, et a atteint le marché de la restauration en France.

La restauration rapide s’impose comme étant une mode de restauration qui a pour objectif de satisfaire les consommateurs en proposant des plats cuisinés préparés seulement en quelque temps. En effet, à l’origine, les fast foods avaient pour but de faire gagner plus de temps aux clients, en leur servant dans les plus brefs délais.

En plus de ce gain de temps, la restauration rapide permet de concilier flexibilité de consommation, au travers sa proposition de consommation sur place ou à emporter, et économie d’argent, puisque ce type de restaurant affiche des prestations de service moins coûteuses.

Généralement, la restauration rapide se distingue de la restauration traditionnelle, par l’agencement du restaurant, où la majorité des produits sont servis au comptoir de l’établissement.

Ces essais de définition peuvent sembler être vagues. Cependant, voici une liste d’activités qui s’aligne au concept du fast food. Il s’agit notamment de :

  • La vente de produits alimentaires spécialement « à emporter » ;
  • La vente de glace ou de crème glacée dans des chariots ambulants ;
  • La vente de produits alimentaires au moyen d’un camion. Ce sont les food-trucks, ils se spécialisent généralement dans la vente de pizza, de frite, de produits frits ou encore de burger, et même des denrées bio ;
  • La préparation et vente de plats sur un marché

Le secteur de la restauration rapide ne requiert du restaurateur, aucune spécialisation particulière pour pouvoir ouvrir son établissement. L’administration exige toutefois qu’un des salariés de l’établissement ait suivi une formation en matière d’hygiène alimentaire, puisqu’il faut garder en tête que la restauration est un secteur qui se rapporte à la sécurité publique.

Quels sont les types de restauration rapide ?

La restauration rapide peut être de type artisanal ou commercial. La différence réside dans le nombre de personnels employés par l’entreprise. Le restaurant est de type commercial lorsqu’il se spécialise dans la consommation sur place, et emploie un nombre de salariés en conséquence : plus de 10 salariés.

Par contre, il est assimilé à une activité artisanale dans le cas où l’entrepreneur opterait pour une cuisine artisanale fait de matières premières de qualité, c’est-à-dire fraîches ; mais qui peut à la fois proposer une consommation sur place ou à emporter.

Comment bien se préparer avant d’entrer dans le secteur de la restauration ?

Comme tout projet, l’entrepreneur doit effectuer des analyses de marché, faire de la documentation, pour avoir des informations sur le secteur du fast food. Dans ces analyses, il doit prendre en compte la rentabilité du secteur, le prix d’un repas rapide en moyenne, mais surtout le besoin du client. Est-ce que le client préfère manger une pizza ou un burger ? Dans un food truck ou dans un restaurant en dur ?

Le choix de la localisation du futur établissement est également primordial, puisque les pizzas, les frites et les burgers pour le déjeuner attirent plus les lycéens donc le mieux serait d’ouvrir un restaurant rapide à proximité. L’enseigne n’est pas non plus négligeable parce qu’elle constitue également un élément de marketing : opter pour une enseigne moderne, unique et attrayante.

Tous ces points s’insèrent dans l’étude de marché. C’est durant cette étape que vous serez amené à rédiger votre business plan pour réellement mesurer la faisabilité et la rentabilité de votre projet.

À cet effet, la prise en compte des investissements de base et des dépenses courantes s’avère nécessaire et ne doit pas être négligée.

  • Les apports numéraires de base se rapportent aux dépenses réalisées uniquement pour l’ouverture du restaurant, ou plus tard pour l’ouverture d’une franchise. Il s’agit notamment des coûts d’installation et d’agencement du restaurant, les différentes fournitures de cuisine, l’enseigne, les éléments de décoration du local, ou encore le stock de départ ;
  • Les dépenses récurrentes, sont quant à elles, celles qui sont injectées dans le but de faire tourner l’établissement, tel que : les salaires, les différentes charges, le loyer, ainsi que les factures.

À l’issue de cette étude, si vous trouvez des résultats positifs, il vous faut désormais passer à l’étape suivante, qui est la concrétisation de votre fast food.

Quelles sont les démarches à suivre pour ouvrir un restaurant rapide ?

La création d’un établissement de restauration rapide, ou d’une franchise est assez similaire à la création d’une tout autre entreprise. L’étape de l’immatriculation est la seule commune et obligatoire à tous les types de fast food. Pour les restaurants de type rapide en France, les démarches sont :

  1. Immatriculation et inscription au RCS

La première chose à faire est d’inscrire votre restaurant auprès du registre du commerce et des sociétés. Dans le cas où votre activité est à caractère commercial, l’inscription auprès du RCS est suffisante. Par contre, si elle est à caractère artisanal, et également l’inscrire auprès du Répertoire des Métiers (RM).

  1. Faire une demande de permis d’exploitation

Au cas où l’établissement propose des produits alcoolisés, il devient obligatoire pour l’entrepreneur de demander une licence auprès des autorités compétentes. Il existe deux types de licence selon la nature de la prestation du restaurant, c’est-à-dire si la consommation des produits alcoolisés se fait ou non sur place. Il s’agit d’un côté d’une licence à emporter et de l’autre d’une licence simple.

  1. Déclarer le début des activités du restaurant

Cette étape n’est pas obligatoire dans tous les établissements de fast food. En revanche, si le fast food vend de l’alcool, elle devient obligatoire, et ceci indépendamment du fait que le produit soit consommé sur place ou non.

  1. Acquérir la carte de commerçant ou artisan ambulant

Comme son nom l’indique, elle est spécifique aux activités de restauration rapide exercée dans des voies ou des lieux publics, tels que dans des marchés, ou sur le trottoir, mais aussi durant les fêtes et les foires. Sans cette carte, le restaurateur ne peut exercer.

  1. Faire une déclaration auprès de la DDCSPP

Elle ne devient obligatoire que lorsque le restaurant se spécialise dans la préparation ou la transformation, l’exposition de produits d’origine animale.

  1. Demander une autorisation auprès de la SACEM

Cette autorisation permet à l’entrepreneur de diffuser de la musique dans son établissement.

Quelles sont les règles régissant le secteur de la restauration ?

Le secteur du fast food s’aligne à la sécurité publique, il est de ce fait soumis à plusieurs règles.

Nous vous proposons ci-dessous la liste des règles à suivre en matière de restauration rapide. Cependant, elle n’est pas exhaustive.

  • Respecter les normes sanitaires et d’hygiène en vigueur ;
  • Respecter les réglementations relatives aux Établissements Recevant du Public ou ERP ;
  • Avoir parmi son personnel au moins un employé ayant suivi une formation dans le domaine de l’hygiène alimentaire ;
  • Privilégier la transparence des prix au sein du restaurant en affichant ou présentant les différents prix ainsi que les taxes au moyen d’une carte ou d’une fiche ;
  • Informer les clients de l’utilisation de certains produits allergènes ;
  • Remettre une facture au client à la fin de chaque repas si consommé sur place, et lors de la remise des commandes si le repas est à emporter ;
  • Adapter l’horaire du restaurant à celui imposé dans la ville

Philippe

Entrepreneur dans l'âme, Philippe accompagne depuis 20 ans les entreprises dans leur développement.