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Le statut du VDI et sa rémunération


vendeur à domicile maison

Vous prévoyez une reconversion professionnelle et changer d’activité pour augmenter vos revenus mensuels ? Vous souhaitez vous lancer dans la vente et devenir vendeur à domicile indépendant ? Sachez que, contrairement aux salariés et aux travailleurs indépendants, le VDI est soumis à une réglementation particulière et peut avoir différents statuts, selon qu’il soit un vendeur à domicile indépendant acheteur/revendeur ou un vendeur à domicile indépendant mandataire. Découvrez dans cet article le statut du VDI et sa rémunération, ainsi que le régime fiscal auquel il est soumis.

VDI : tout savoir sur le statut du vendeur à domicile indépendant

VDI : statut par rapport à un salarié et à un travailleur indépendant

En France, on distingue généralement deux types de statuts, à savoir le statut de salarié et le statut de travailleur indépendant. Ce dernier dispose de plus de liberté au niveau de ses charges de travail et de ses horaires de travail, contrairement au salarié qui est soumis à des heures de travail et à des rémunérations fixes.

Œuvrant dans le secteur de la vente, le vendeur à domicile indépendant, quant à lui, a un statut particulier : celui d’indépendant assimilé salarié. Cela signifie qu’il a un statut hybride, associant en quelque sorte le statut du travailleur indépendant et celui du salarié.

Schématiquement, le VDI est soumis aux mêmes charges sociales qu’un salarié, mais bénéficie de la liberté d’un travailleur indépendant au niveau des horaires de travail et de la rémunération. En effet, il choisit lui-même ses heures de travail et sa rémunération varie en fonction de son implication.

Le VDI est considéré comme indépendant devant l’administration fiscale et comme salarié par la législation de Sécurité sociale, s’il n’est pas inscrit au registre des agents commerciaux et au registre du commerce.

VDI : contrat acheteur/revendeur ou contrat VDI mandataire

Si vous souhaitez devenir vendeur à domicile indépendant, vous avez le choix entre deux options : vous tourner vers un contrat VDI acheteur/revendeur ou vers un contrat VDI mandataire.

Pour la première option, vous intervenez comme acheteur/revendeur, ce qui signifie que vous devez tout d’abord acheter les produits auprès de l’entreprise, puis les revendre aux prix conseillés par celle-ci. En règle générale, l’entreprise qui vous confie la distribution de ses produits vous propose des remises et vous impose un plafond au niveau du prix de revente.

Pour la seconde, en revanche, vous intervenez comme mandataire, c’est-à-dire que vous êtes mandaté par une entreprise pour vendre ses produits, en contrepartie d’une commission.

Dans tous les cas, que vous choisissiez un contrat acheteur/revendeur ou un contrat mandataire, vous êtes lié par contrat à une entreprise et vos rémunérations dépendent de vos ventes.

Le fait que vous vendez les produits au nom et pour le compte de celle-ci ne signifie pas cependant que vous ne pourrez pas effectuer une autre activité. Bien au contraire, vous avez la possibilité d’entreprendre une autre activité pour augmenter vos revenus mensuels.

Statut VDI : quelques informations supplémentaires

Pour information, si vous n’êtes pas inscrit au RCS-RSAC, vous êtes dans l’obligation de déclarer votre nouvelle activité au Centre de formalités des entreprises de l’URSSAF ou Union de Recouvrement pour la Sécurité Sociale et les Allocations Familiales.

Par ailleurs, concernant les cotisations sociales, sachez que vous bénéficierez d’une exonération au début de votre activité, grâce notamment au statut particulier du vendeur à domicile indépendant.

Il est à noter que si vous vous êtes déjà lancé dans une activité de VDI alors que vous étiez encore salarié, vous bénéficierez toujours d’une allocation de chômage. Bien entendu, vous percevrez uniquement cette allocation de chômage si l’activité que vous avez entreprise est une activité de VDI réduite ou occasionnelle.

VDI : rémunération et imposition du vendeur à domicile indépendant

Comme susmentionné, la rémunération d’un travailleur indépendant à domicile varie en fonction de ses ventes. Les conditions de rémunération diffèrent toutefois selon que vous optiez pour un VDI acheteur/revendeur ou un VDI mandataire.

Le cas d’un VDI acheteur/revendeur

Pour un VDI acheteur/revendeur, la rémunération dépend des bénéfices réalisés à partir des ventes. Notons que si vous optez pour ce statut, vous pouvez choisir vous-même le prix de revente, à condition que cela ne dépasse pas le tarif maximum conseillé par l’entreprise avec laquelle vous avez signé un contrat.

Vous avez besoin d’un investissement de départ pour devenir un VDI acheteur/revendeur, car vous devez acheter les produits que vous souhaitez vendre auprès de l’entreprise. Cependant, vous obtiendrez des remises quantitatives, vous permettant de bénéficier d’une bonne marge au moment de la revente.

La rémunération n’est pas fixe pour un VDI acheteur/revendeur. Plus vous vendez des produits, plus vous aurez des revenus importants. À noter que c’est à partir de la marge bénéficiaire que les charges sociales vont être calculées.

Concernant le régime fiscal, le vendeur à domicile indépendant est soumis au régime fiscal propre aux indépendants, plus particulièrement le BIC ou Bénéfices Industriels et Commerciaux. Cela signifie que votre imposition est calculée à partir de votre chiffre d’affaires, c’est-à-dire le total de  vos marges bénéficiaires réelles.

Le cas d’un VDI mandataire

Si vous voulez devenir VDI mandataire, votre rémunération dépend des commissions versées par l’entreprise selon votre chiffre d’affaires. Le taux de commission est généralement de 20 à 25%, en fonction du volume du chiffre d’affaires Hors Taxe réalisé. Notons que c’est en fonction des commissions perçues que les cotisations sociales vont être calculées.

Pour information, certaines entreprises proposent des commissions d’animation pouvant aller de 4 à 10%. La règle est que vous devez constituer une équipe et la former, et vous percevrez des commissions supplémentaires sur les ventes réalisées par celle-ci. Plus les membres de votre équipe sont performants et réalisent des ventes, plus le taux de vos commissions augmentera.

Le contrat VDI mandataire est sans risque par rapport au contrat VDI acheteur/revendeur, dans la mesure où vous n’aurez pas à acheter les produits afin de les revendre. L’entreprise vous les confie directement et il vous appartient de mettre en place les stratégies nécessaires pour faire un maximum de vente.

Bien que vous interveniez au nom et pour le compte de l’entreprise, vous disposez toutefois d’une grande liberté au niveau de vos horaires et vous pouvez organiser votre activité comme vous l’entendez.

Concernant le régime fiscal, un vendeur à domicile indépendant acheteur/revendeur est soumis au régime des Bénéfices Non Commerciaux ou BNC, ce qui signifie que votre imposition est calculée à partir du montant brut des commissions que vous percevez.