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Comment ouvrir un camion à pizza ?

Par Marc , le 9 août 2021 — 8 minutes de lecture
commercants dans leur camion à pizza

Vous souhaitez vous lancer dans votre propre activité qui est l’ouverture d’un camion à pizza ? Cet article vous apporte toutes les réponses à vos questions et vous délivre toutes les informations à connaître pour ouvrir votre camion à pizza.

Hormis les démarches légales à effectuer pour la mise en œuvre de votre projet de pizzeria ambulante, vous devez vous conformer à certaines obligations imposées par les normes en vigueur.

Le prévisionnel économique du projet : rentabilité

Établir un prévisionnel financier constitue un moyen d’obtenir des données réelles et chiffrées, de se fixer des objectifs à atteindre et également de faire un prévisionnel à court, moyen et à long terme en matière de chiffre d’affaires.

Avant de lancer votre activité, faites un prévisionnel financier. Identifiez la performance et la rentabilité que peut générer l’ouverture d’un camion à pizza en déterminant si votre projet peut couvrir l’entièreté de vos investissements.

Le prix d’un camion à pizza équipé, neuf et disposant d’une cuisine varie entre 35 000 à 95 000 euros. Un camion d’occasion peut se vendre à un prix de 10 000 euros maximum, toutefois le food-truck acquis doit nécessairement répondre aux normes en vigueur administrativement.

Le leasing ou la location d’un camion à pizza représente également une alternative à envisager. C’est une solution à moindre coût notamment en début d’activité avec un prix de location autour de 4500 euros.

L’achat d’un camion à pizza constitue le premier investissement pour le montage de votre projet. Vous devez également prendre en compte dans votre marge de production de la pizzeria, ce qui correspond à la déduction du prix de vente d’une pizza par le coût engagé pour sa fabrication. Votre système de prix dépend de la détermination de cette marge, mais aussi du choix des différents ingrédients utilisés à la fabrication de la pizza.

Autres coûts hors investissement qui est à prévoir dans le prévisionnel en chiffre d’affaires, sont les dépenses relatives l’exploitation de l’activité :

  • Le coût des produits pour fabriquer chaque pizza
  • L’achat des emballages
  • Les frais d’énergie (le four à pizza, le réfrigérateur, le gaz, le carburant du camion food-truck…)
  • Le coût d’occupation de l’emplacement
  • Les frais d’entretien et frais d’assurances du camion à pizza
  • L’assurance professionnelle
  • Les différents frais réglementaires (téléphone, banque, publicité, expert-comptable…)

Autorisations et choix d’emplacements

Un camion à pizza étant un commerce ambulant, le choix d’un emplacement ou de plusieurs afin de stationner le camion à pizza requiert une réflexion approfondie. Le pizzaiolo doit osciller entre les jours d’ouverture de la pizzeria ambulante sur chaque emplacement pour chaque ouverture.

À cet effet, il est nécessaire que le pizzaiolo obtienne une carte de commerçant ambulant et une autorisation dédiée à chaque emplacement occupé.

Obtenir une carte de commerçant ambulant

Disposer d’une carte de commerçant ambulant est obligatoire pour toute activité professionnelle de nature commerciale ou artisanale exercée sur la voie publique ou encore exercée hors de la commune où l’entreprise est domiciliée. La carte est délivrée au demandeur par le CFE ou le Centre de Formalités des Entreprises.

Obtenir une autorisation pour occuper les emplacements

Pour tous emplacements occupés par le camion à pizza, le pizzaiolo doit obligatoirement détenir une autorisation légale pour stationner sur un emplacement précis et vendre ses pizzas. À savoir, pour :

  • Un emplacement dit sans fixation au sol sur la voie publique, qui requiert obligatoirement la délivrance d’un permis de stationnement par la préfecture ou la marie moyennant une redevance
  • Un emplacement situé dans une halle ou sur une place de marché qui exige aussi et obligatoirement une autorisation temporaire pour occuper cet emplacement public. L’autorisation est cette fois délivrée uniquement par la mairie et nécessite le paiement d’un droit de place.
  • Un emplacement sur une zone privée qui cette fois nécessite l’autorisation même du propriétaire. La redevance à payer pour occuper ces terrains privés est définie par le propriétaire.

Les normes en vigueur pour la création d’un camion à pizzas

L’ouverture d’un camion à pizza exige du porteur de projet le respect de certaines règlementations, dont les normes applicables au véhicule ainsi que celles demandées dans le domaine de la restauration rapide.

Les conditions applicables relatives aux camions à pizzas

Tous camions à pizzas doivent respecter diverses règles afin de pouvoir exercer l’exploitation de leur activité légalement.

Une des démarches à effectuer à l’occasion de l’acquisition du camion à pizza est la vérification de la carte grise du véhicule. En effet, le véhicule doit posséder une carte grise avec la mention de « VASP Magasin ». Généralement, dans le cas d’un achat de camion à pizza neuf, le véhicule acheté doit normalement respecter cette condition imposée par la législation.

Les camions à pizzas qui utilisent des bouteilles à gaz doivent les placer à l’extérieur du véhicule. Dans le cas d’une utilisation de gaz de pétrole liquéfié, les installations à l’intérieur du camion doivent faire l’objet d’un diagnostic pour l’obtention d’un certificat NFS 56200 attestant de sa conformité.

Vous devez également prévoir un extincteur à l’intérieur de votre camion et le véhicule employé doit être conforme au niveau de chaque équipement aménagé en intérieur et utilisé. Dans le cas où votre camion à pizza ne se conformerait pas à ses règlementations, vous pouvez être exposé à de graves dangers en cas d’accidents.

La souscription à une assurance professionnelle

La souscription à des assurances professionnelles est nécessaire afin de pouvoir assurer le camion à pizza. Les assurances souscrites doivent couvrir à la fois, vous le propriétaire de tous risques éventuels dans le cadre de l’activité de la pizzeria ambulante (accidents, responsabilités civiles, incendies, etc.), mais aussi le véhicule utilisé.

Il est toujours mieux d’exercer son business en toute sécurité.

Les normes en vigueur liées à la restauration rapide

Il est indispensable pour le porteur de projet de suivre une formation délivrée par un organisme agréé pour l’exercice de son activité. Cette disposition est toutefois non requise dans la mesure où l’entrepreneur dispose à son actif :

  • D’une expérience professionnelle de trois (03) ans minima dans le domaine de la restauration commerciale en tant que responsable
  • D’un diplôme de grade V prévu par la législation dans son arrêté du 25 novembre 2011

Le porteur de projet doit également veiller à ce que son camion à pizza respecte toutes les normes de sécurité et d’hygiène relatives au domaine de la restauration rapide. Vous pouvez voir les règles applicables sur servicepublic.fr.

Sachez que si vous souhaitez compléter la vente de vos pizzas par des boissons alcoolisées, il vous faut obtenir une licence spécifique.

Les démarches de création du camion à pizza

Comme toutes démarches pour la création d’une entreprise, vous devez également vous acquitter de plusieurs formalités légales afin que votre activité soit effective.

Les formalités relatives à la création de votre entreprise dépendent de sa nature juridique, c’est-à-dire selon votre choix de vous établir comme auto entrepreneur ou société.

La constitution juridique de votre entreprise est fondamentale :

  • Opter pour le statut d’auto entrepreneur est un choix possible. Ce statut juridique relève d’une gestion simple de l’entreprise et dispose de certains avantages fiscaux et sociaux. Toutefois, le chiffre d’affaires annuel dégagé sous cette forme juridique est plafonné à 170 000 euros. Un choix non adapté dans le cas d’une activité intensive.
  • Ouvrir le camion à pizza sous la forme d’une EI (entreprise individuelle) ou une EIRL ou une EURL ou encore une SASU est un choix à prévoir si vous créez votre société en tant qu’associé unique. Aucun plafond en termes de chiffre d’affaires n’est imposé et vous pouvez bénéficier d’avantages fiscaux, sociaux et administratifs en plus de la protection de votre patrimoine.
  • La SAS et la SARL sont les deux formes juridiques couramment retenues par les créateurs d’entreprises et constituent des choix idéals si vous souhaitez ouvrir votre société avec des associés.
  • Les sociétés civiles, la SA et la SNC ne sont pas des choix adaptés.

Marc

Marc est un nomade digital qui vit de la monétisation de ses sites internet, notamment via l'affiliation et le dropshipping. Il vient régulièrement proposer des contenus toujours aussi pertinents aux lecteurs de 7-Dragons.